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Chypre est à une heure de vol de Tel Aviv, impose les bénéfices des sociétés à 15 % et laisse les dividendes et intérêts Non-Dom hors du champ de la Contribution Spéciale de Défense. Mais les Israéliens sont des ressortissants de pays tiers à Chypre et aucune convention fiscale entre Chypre et Israël n'existe, de sorte que la séquence du déménagement importe. Ce guide couvre l'ensemble de la relocalisation en 2026.

Révisé par Dimitris Panagi, Associate
Chypre se trouve à environ une heure de vol de Ben Gourion. Pour les fondateurs, investisseurs, retraités et familles israéliens qui envisagent un déménagement à Chypre depuis Israël, l'île combine cette proximité avec un environnement professionnel anglophone, un système juridique fortement inspiré de la common law anglaise et un cadre fiscal personnel conçu autour des actionnaires internationalement mobiles. Une communauté d'affaires et résidentielle israélienne établie est présente à Paphos, Limassol, Larnaca et Nicosie.
La logique fiscale est nette. Un résident israélien est imposé sur les revenus mondiaux à des taux marginaux atteignant 50 %, un actionnaire substantiel paie 30 % sur les dividendes avant surtaxes, et 2025 a apporté à la fois un prélèvement supplémentaire sur les revenus élevés de source capitalistique et un ensemble de mesures visant les bénéfices retenus dans les sociétés à participation restreinte. Chypre, en revanche, impose les bénéfices des sociétés à 15 % à partir de 2026 et, par son régime Non-Dom, laisse les revenus de dividendes et d'intérêts des nouveaux résidents éligibles hors du champ de la Contribution Spéciale de Défense, tandis que les gains sur actions et autres valeurs mobilières sont en règle générale exonérés.
Deux caractéristiques sont particulièrement pertinentes lors d'un déménagement d'Israël vers Chypre, et les comprendre tôt aide à rendre la transition plus simple. Les citoyens israéliens sont des ressortissants de pays tiers à Chypre, de sorte que le droit de résider doit être obtenu par l'une des voies d'immigration ouvertes aux demandeurs non membres de l'UE. Par ailleurs, Chypre et Israël n'ont pas, à ce jour, conclu de convention de double imposition, ce qui signifie que le plan repose sur le droit interne de chaque pays. Aucun de ces deux points n'est un obstacle. Ce sont simplement des facteurs qu'il vaut mieux envisager tôt, afin que la relocalisation puisse être structurée de manière ordonnée et fiscalement efficace.
Ce guide est rédigé du point de vue chypriote, de sorte que les règles israéliennes sont exposées pour montrer où elles s'inscrivent dans la séquence du déménagement, et la position israélienne dans toute relocalisation particulière est confirmée avec des conseillers fiscaux israéliens dans le cadre d'un seul plan coordonné.
Comparée aux alternatives habituellement envisagées par les personnes qui quittent Israël, qu'il s'agisse du Portugal, de la Grèce, de Malte, des Émirats arabes unis ou de destinations plus lointaines, Chypre offre un ensemble distinctif :
Pour les actionnaires, les propriétaires d'entreprise et les bénéficiaires de revenus de placement, c'est dans l'écart entre les deux systèmes que se construit l'argument du déménagement.
| Domaine | Chypre 2026 | Israël 2026 |
|---|---|---|
| Impôt sur le revenu des sociétés | 15 % | 23 % comme taux standard, avec des taux réduits pour les Preferred et Preferred Technology Enterprises éligibles |
| Impôt sur le revenu des personnes physiques | Progressif jusqu'à 35 %, avec les premiers 22 000 € exonérés | Progressif jusqu'à 47 %, avec une surtaxe de 3 % au-delà de 721 560 ILS portant le taux marginal supérieur à 50 % |
| Dividendes (individus) | Exonérés de SDC pour les Non-Doms, GESY de 2,65 % sur une base plafonnée à 180 000 € (donc pas plus de 4 770 € par an) | 25 %, portés à 30 % pour un actionnaire détenant 10 % ou plus, avant surtaxes applicables, y compris la surtaxe générale de 3 % et, à partir de 2025, la surtaxe supplémentaire de 2 % sur les revenus élevés de source capitalistique |
| Intérêts (individus) | Exonérés de SDC pour les Non-Doms, GESY de 2,65 % (dans le même plafond de 180 000 €) | Généralement 25 % (15 % pour certains instruments non liés à l'IPC), avant surtaxes applicables sur les revenus élevés de source capitalistique |
| Gains sur valeurs mobilières | Généralement exonérés, sous réserve d'exceptions déterminées, principalement les actions de sociétés tirant 20 % ou plus de leur valeur de biens immobiliers chypriotes | 25 % sur le gain réel, 30 % pour un actionnaire détenant 10 % ou plus, avant surtaxes applicables |
| Résidence fiscale des personnes physiques | Plus de 183 jours, ou la règle révisée des 60 jours | Test du centre de vie, avec des présomptions réfragables fondées sur le comptage des jours à 183 jours, ou 30 jours plus 425 jours sur trois ans |
| Position conventionnelle | Aucune convention de double imposition entre les deux États n'est actuellement en vigueur | Aucune convention de double imposition entre les deux États n'est actuellement en vigueur |
| TVA standard | 19 % | 18 % |
| Impôt sur les successions et les patrimoines | Aucun | Aucun |
La comparaison financière ouvre la conversation. Ce qui la tranche, pour la plupart des familles, c'est la sensation de la vie ordinaire une fois le déménagement fait.
L'adaptation pour un foyer israélien est exceptionnellement douce. Le climat, la culture culinaire et le rythme d'une ville côtière méditerranéenne sont déjà familiers. Le vol direct entre Larnaca et Tel Aviv prend environ une heure, ce qui maintient les grands-parents, les partenaires d'affaires et les amitiés de toujours à portée de main d'une manière qu'un déménagement à Lisbonne ou à Dubaï ne permet pas. Des options de scolarité internationale existent dans les principales villes, l'environnement est généralement axé sur la famille, et le monde professionnel, de l'ouverture d'un compte bancaire à l'instruction d'un avocat, fonctionne en anglais.
Ajoutez à cela la certitude d'un ordre juridique de l'UE, l'absence d'impôt chypriote sur les successions ou les patrimoines, et une communauté israélienne établie, et l'île cesse de ressembler à une décision fiscale pour commencer à ressembler à un foyer.
L'ordre importe davantage dans cette relocalisation que dans la plupart. La voie d'immigration choisie détermine ce que l'individu peut légalement faire à Chypre, ce qui alimente directement l'analyse de la résidence fiscale, et les démarches de départ israéliennes doivent être alignées sur les deux. Nous planifions le déménagement en quatre phases :
Phase 1 : l'examen du départ israélien. Elle couvre la date de départ envisagée, la rupture de la résidence fiscale israélienne au titre du test du centre de vie, l'exposition à l'impôt de sortie israélien, la position de toute société israélienne et des revenus continus de source israélienne, ainsi que le statut d'assurance nationale (Bituach Leumi).
Phase 2 : sélection de la voie et préparation avant le départ. La voie de permis de résidence chypriote est choisie, le logement est organisé, la société chypriote est conçue lorsqu'elle est nécessaire, y compris l'enregistrement auprès de la Business Facilitation Unit le cas échéant, et les notifications israéliennes sont préparées.
Phase 3 : arrivée et enregistrement. L'individu entre sans visa, dépose la demande de permis dans le délai applicable, obtient un numéro d'identification fiscale chypriote et met en mouvement les demandes de résidence fiscale et de Non-Dom au titre de la règle des 183 jours ou des 60 jours, parallèlement aux dispositions de substance de toute société chypriote.
Phase 4 : conformité continue. Renouvellements de permis, registres de comptage de jours tenus pour les deux juridictions, et le cycle annuel de déclaration à Chypre et, le cas échéant, en Israël.
Déménager d'Israël vers Chypre exige une certaine planification au-delà des aspects pratiques du déménagement. La résidence fiscale israélienne est déterminée par la substance plutôt que par la forme, ce qui signifie que la résidence et l'exposition fiscale associée peuvent, dans certains cas, se poursuivre au-delà du départ physique si la transition n'est pas correctement structurée. Pour cette raison, il est conseillé d'examiner la position à l'avance avec les conseillers israéliens du client.
La résidence israélienne dépend de l'endroit où se situe le centre de vie d'un individu. La Section 1 de l'Income Tax Ordinance dirige l'attention vers le tableau d'ensemble : le domicile permanent, l'endroit où l'individu et la famille vivent réellement, le lieu de travail ou d'activité régulier, l'endroit où se situent les intérêts économiques matériels, et l'implication dans des organisations et institutions locales. Les jours comptent, mais ne constituent pas l'ensemble du test.
L'Ordinance étaye le test qualitatif par deux présomptions réfragables de résidence : une présence en Israël de 183 jours ou plus au cours de l'année fiscale, ou une présence d'au moins 30 jours dans l'année lorsque le total sur cette année et les deux années précédentes atteint 425 jours. La définition légale d'un résident étranger, à son tour, examine une période de quatre ans, de sorte que rompre la résidence israélienne est en pratique un exercice pluriannuel, et les preuves, registres de voyage, logement, scolarité, banque, doivent être constituées et maintenues dès le départ.
Lorsqu'une personne qui part satisfait à l'une des présomptions de comptage de jours au cours d'une année donnée mais adopte la position de non-résidence, la loi israélienne exige une déclaration exposant les faits sur lesquels cette position repose.
Pourquoi la rupture importe. Israël impose ses résidents sur les revenus mondiaux et ses non-résidents uniquement sur les revenus de source israélienne. Comme aucun départage conventionnel n'existe entre Israël et Chypre, la résidence est décidée par le droit propre de chaque pays, et la sauvegarde pratique consiste à s'assurer que le départ est véritable et correctement documenté, plutôt que de s'appuyer sur un mécanisme conventionnel. Réalisée correctement, cette démarche est entièrement réalisable et constitue une partie importante de l'analyse globale de la relocalisation.
La Section 100A de l'Income Tax Ordinance traite les actifs d'un résident qui part comme vendus à la valeur de marché le jour précédant la fin de la résidence. Ses principales caractéristiques :
Pour un fondateur ou un actionnaire portant des plus-values latentes importantes, l'impôt de sortie peut être l'exposition la plus significative de l'analyse du départ, et une évaluation spécifique avant le départ est conseillée, en particulier lorsqu'il existe des plus-values latentes importantes. Lorsque la cession éventuelle a lieu en qualité de résident chypriote, la charge israélienne s'attache à la tranche du gain relevant de la période israélienne selon les règles de répartition, tandis que le traitement de la portion postérieure au départ dépend de l'actif et du fait que l'exonération chypriote des valeurs mobilières couvre ou non la cession, ce que cartographie l'examen préalable au départ. Abordé de cette manière, l'impôt de sortie est un coût à mesurer et à programmer, et non une raison d'abandonner le déménagement.
Israël n'a pas de formulaire de départ unique, mais l'année du départ comporte un ensemble défini d'obligations et de démarches prudentes :
Le droit israélien considère une société comme résidente si elle est constituée en Israël ou si son activité est gérée et contrôlée depuis Israël. Le second volet est celui qui suit une personne qui déménage : une société chypriote dont les décisions réelles continuent d'être prises depuis Israël peut être considérée comme résidente israélienne nonobstant son lieu de constitution, et aucune convention n'existe pour arbitrer les revendications concurrentes. La réponse est la même que partout ailleurs dans ce guide, une véritable substance à Chypre, abordée dans la section substance ci-dessous.
La résidence des sociétés n'est pas le seul lien israélien potentiel. Une exposition israélienne peut aussi naître d'un établissement stable en Israël, des règles de source israéliennes sur des flux de revenus particuliers et, pour les sociétés à participation restreinte, des mesures anti-report et de bénéfices accumulés en vigueur depuis 2025, qui opèrent en partie au niveau de l'actionnaire et en partie au niveau de la société elle-même, de sorte que toute société israélienne conservée après le déménagement devrait être examinée selon ses propres termes. Le calendrier de toute distribution ou étape de restructuration devrait être déterminé dans le cadre de l'examen préalable au départ. Selon la nature de la transaction, la position de l'impôt de sortie, la retenue applicable et les règles pertinentes au niveau de la société, la mise en œuvre peut être appropriée soit avant, soit après que l'actionnaire cesse d'être résident israélien.
Les titulaires d'un passeport israélien entrent à Chypre sans visa et peuvent rester jusqu'à 90 jours sur toute période de 180 jours. La résidence au-delà de la période sans visa exige un permis approprié au titre de l'une des voies ouvertes aux ressortissants de pays tiers. La résidence fiscale est une question distincte, déterminée au titre de l'Income Tax Law comme décrit plus loin dans ce guide, bien que le statut d'immigration choisi doive légalement permettre toute activité, tout emploi ou toute fonction invoqué pour la règle des 60 jours.
Le choix de la voie est donc une décision de planification substantielle plutôt qu'administrative : les voies diffèrent par l'activité qu'elles permettent, par la position des membres de la famille et par leurs mécanismes de renouvellement, et la règle de résidence fiscale des 60 jours présuppose une activité, un emploi ou une fonction à Chypre que l'individu est légalement en droit d'exercer. Quatre voies couvrent l'écrasante majorité des relocalisations israéliennes. Dans chaque cas, les droits des membres de la famille accompagnants, y compris les critères de dépendance, la durée du permis et tout accès au travail, sont définis séparément par la catégorie applicable et devraient être confirmés au regard de la liste de contrôle actuelle du Département des migrations pour cette voie.
La demande de permis doit être déposée avant l'expiration du séjour sans visa de 90 jours, et la voie sélectionnée doit correspondre à l'activité que vous entendez invoquer à des fins de résidence fiscale. Résider sous un permis visiteur tout en revendiquant un emploi à Chypre aux fins de la règle des 60 jours est l'une des incohérences structurelles les plus courantes que nous voyons.
Souvent appelé Pink Slip, le permis visiteur convient aux individus et familles financièrement indépendants qui ne prendront pas d'emploi local. Dans la pratique administrative actuelle, le demandeur démontre :
Le permis est délivré pour un an à la fois et renouvelé sur preuve que les conditions perdurent. Il ne comporte aucun droit de travailler à Chypre, bien que détenir des actions dans une société chypriote et en recevoir des dividendes soit compatible avec le statut, et selon la politique publiée du Département des migrations, une absence continue de Chypre excédant trois mois peut entraîner son annulation, de sorte que les schémas de voyage devraient être planifiés en tenant compte de cette règle. Comme la voie exclut l'emploi, un demandeur entendant invoquer la règle des 60 jours a besoin que le lien d'activité ou de fonction chypriote soit structuré avec soin, un point que nous traitons au stade de la sélection de la voie plutôt que de le rattraper plus tard.
Le Digital Nomad Visa Scheme admet les ressortissants de pays tiers dont le travail est effectué à distance pour des employeurs ou des clients établis hors de Chypre. Les conditions, selon le dispositif publié du Département des migrations :
Le dispositif fonctionne dans la limite d'un plafond de 1 000 permis au total, comme mentionné dans les orientations officielles du Département des migrations, de sorte que la capacité disponible devrait être vérifiée avant la préparation de la demande.
Pour un entrepreneur qui entend bâtir une véritable exploitation chypriote, la voie la plus solide consiste généralement à être employé, généralement en tant que dirigeant, par sa propre société chypriote enregistrée comme société d'intérêts étrangers. Une seule structure porte alors le statut d'immigration, la substance opérationnelle et la condition d'emploi ou de fonction de la règle des 60 jours. Au titre de la Strategy for Attracting Businesses, administrée par la Business Facilitation Unit au sein de ce qui est désormais le Business Support Centre, deux ensembles d'exigences au niveau de la société s'appliquent et devraient être maintenus distincts.
Le premier est l'éligibilité. La société est qualifiée lorsque des ressortissants de pays tiers détiennent en dernier ressort la majorité de ses actions. Lorsque la détention par des pays tiers est de 50 % ou moins, la société peut tout de même être qualifiée lorsque la participation nominale de l'actionnaire minoritaire étranger a une valeur d'au moins 200 000 €, un critère additionnel à l'investissement initial distinct décrit ci-dessous, ou lorsqu'elle relève de l'une des autres catégories reconnues, telles que les sociétés cotées, de transport maritime, de haute technologie, pharmaceutiques ou biotechnologiques.
Le second est l'investissement initial, une exigence ajoutée à la Strategy par une décision ultérieure du Conseil des ministres. Indépendamment du test de propriété, le ou les actionnaires doivent justifier d'un investissement d'au moins 200 000 € à Chypre, soit par un transfert confirmé par SWIFT depuis l'étranger vers un compte de société détenu auprès d'un établissement de crédit agréé par la Banque centrale de Chypre, un compte d'établissement de monnaie électronique ou de paiement ne suffisant pas à cette fin particulière, soit par un investissement documenté dans l'exploitation chypriote, tels que locaux et équipements. L'investissement qualifiant doit avoir été réalisé dans les six mois précédant la demande et doit demeurer en place au moment du dépôt de la demande. La société doit aussi maintenir de véritables locaux commerciaux à Chypre, distincts de tout bien résidentiel, avec des dispositions de sous-location ou d'espace partagé correctement documentées et susceptibles d'acceptation, et s'engage à ce que des ressortissants chypriotes ou de l'UE constituent au moins 30 % du personnel dans les cinq ans suivant l'enregistrement.
L'employé ressortissant de pays tiers, à son tour, doit disposer d'un salaire mensuel brut d'au moins 2 500 €, de qualifications académiques pertinentes ou de deux ans d'expérience pertinente, et d'un contrat de travail d'au moins deux ans. La période officielle d'examen d'une demande dûment complétée est fixée à un mois, les membres de la famille rejoignent au titre du regroupement familial, et les conjoints ou partenaires qualifiés peuvent prendre un emploi rémunéré à Chypre, mais non une activité indépendante, sous réserve des conditions de permis applicables. Pour la plupart des fondateurs qui déménagent, cette voie n'est pas simplement un mécanisme d'immigration, c'est l'ossature de l'argument de substance abordé plus loin dans ce guide.
Les familles souhaitant une sécurité de long terme dès le premier jour demandent fréquemment directement le permis de résidence permanente accéléré au titre du Règlement 6(2) des Aliens and Immigration Regulations, sur la base de :
Le statut est permanent, sous réserve de conditions continues. Le permis cesse d'être valide lorsque le titulaire reste absent de Chypre pendant une période de deux ans, l'investissement qualifiant doit être maintenu, avec des preuves fournies annuellement, l'assurance santé doit de même être justifiée annuellement lorsque la famille n'est pas couverte par le GESY, et des certificats de casier judiciaire vierge pour le demandeur et les membres adultes de la famille sont actuellement requis tous les trois ans. Le permis ne confère pas de droit général de prendre un emploi à Chypre, bien que le titulaire puisse agir en qualité de dirigeant de la société dans laquelle l'investissement qualifiant a été réalisé et puisse détenir des actions et recevoir des dividendes, avec de rares exceptions supplémentaires au titre de la politique actuelle, de sorte que sa combinaison avec la règle des 60 jours appelle la même attention de structuration que le permis visiteur.
Une résidence légale peut, avec le temps, soutenir un statut de résident de longue durée, généralement après cinq ans de résidence légale et continue, bien que l'éligibilité dépende de la catégorie de résidence détenue, puisque les périodes de résidence temporaires par nature sont exclues ou restreintes au titre des règles applicables de l'UE et de Chypre, et les conditions de continuité doivent être satisfaites tout du long. La résidence de longue durée peut, le moment venu, être pertinente pour une demande de naturalisation au titre de la législation alors en vigueur.
Un développement à l'horizon mérite une attention particulière. Chypre est déjà un État membre de l'UE et progresse vers une pleine participation à Schengen, bien qu'un permis de résidence chypriote ne confère pas encore de droits de circulation propres aux permis de résidence à l'échelle de Schengen. Lors de l'adhésion complète, un permis de résidence délivré par Chypre devrait permettre à son titulaire de voyager dans les autres États Schengen jusqu'à 90 jours sur toute période de 180 jours, le temps passé à Chypre étant exclu de ce calcul. Pour les personnes qui quittent Israël, qui bénéficient déjà de courts séjours sans visa dans l'espace Schengen, cela ajouterait un avantage pratique supplémentaire : la résidence à Chypre préserverait la pleine allocation de courts séjours pour le reste de l'Europe tout en permettant à l'individu et à la famille d'être basés à Chypre.
Une adresse à Chypre vient en premier. Chaque voie de permis exige une preuve de logement, et un domicile permanent à Chypre, en propriété ou en location, est lui-même l'une des conditions de la règle des 60 jours, de sorte que sécuriser le logement est à la fois une étape d'immigration et une étape fiscale.
La base de résidence étant en place, l'individu s'enregistre auprès du Tax Department et obtient un numéro d'identification fiscale, la clé qui ouvre les déclarations fiscales, la confirmation Non-Dom, la paie et les dispositions de dirigeant. À partir de l'année fiscale 2026, un résident fiscal chypriote qui a atteint l'âge de 25 ans mais non l'âge de 71 ans au 31 décembre de l'année concernée doit déposer une déclaration annuelle d'impôt sur le revenu des personnes physiques quel que soit le niveau de revenu, tandis que les personnes hors de cette tranche d'âge déposent lorsqu'elles ont un revenu brut relevant de l'Article 5 de l'Income Tax Law, de sorte que l'enregistrement est le début d'un cycle annuel de routine plutôt qu'une formalité ponctuelle.
Deux portes d'accès alternatives existent.
Présence supérieure à 183 jours. Un individu présent à Chypre plus de 183 jours au cours de l'année civile est résident, sans rien de plus à prouver.
La règle des 60 jours, telle que révisée. La réforme de 2026 a supprimé l'ancienne condition selon laquelle l'individu ne devait être résident fiscal nulle part ailleurs. Ce qui subsiste est un test en cinq volets, dont tous doivent être satisfaits au cours de l'année fiscale :
La règle est particulièrement bien adaptée aux entrepreneurs et investisseurs internationalement mobiles qui s'ancrent à Chypre sans y passer toute l'année, un profil courant parmi les personnes qui quittent Israël.
Deux observations propres à Israël accompagnent la règle des 60 jours. Premièrement, le volet activité, emploi ou fonction doit correspondre à un statut d'immigration qui permet légalement l'activité, ce qui est une raison de plus pour laquelle la voie de la société d'intérêts étrangers se marie si naturellement avec la règle. Deuxièmement, la suppression de la condition de résidence unique signifie que la résidence chypriote peut désormais naître même une année où Israël considère encore l'individu comme résident au titre de son propre droit. Aucun départage conventionnel n'étant disponible, l'usage judicieux de la règle des 60 jours pour un Israélien est comme confirmation d'un départ déjà véritable dans les faits, et non comme substitut à celui-ci.
Chypre compte les jours selon des conventions établies : le jour d'arrivée est un jour à Chypre, le jour de départ ne l'est pas, l'arrivée et le départ le même jour comptent dedans, le départ et le retour le même jour comptent dehors.
La fréquence des courts trajets entre Larnaca et Tel Aviv rend des registres disciplinés plus précieux ici que dans presque tout autre corridor de relocalisation, car le même dossier de cartes d'embarquement, de relevés de mouvements frontaliers, de calendriers et de justificatifs de logement sert simultanément le comptage des jours à Chypre et les présomptions israéliennes. Nous recommandons un journal de voyage unique et continu tenu à partir de la date du déménagement.
Le régime Non-Dom est, pour la plupart des actionnaires et investisseurs israéliens, la pièce maîtresse de l'argument chypriote. Un résident fiscal chypriote qui n'est pas domicilié à Chypre est hors du champ de la Contribution Spéciale de Défense, qui est l'impôt qui frapperait autrement les revenus passifs. En pratique, pour un individu qualifié :
Pour un résident fiscal chypriote pour la première fois sans années de résidence fiscale chypriote antérieures pertinentes, l'exonération sera ordinairement disponible pendant jusqu'à 17 années fiscales. Le test légal consiste à savoir si l'individu a été résident fiscal chypriote pendant au moins 17 des 20 années fiscales précédentes, sous réserve également des règles ordinaires de domicile.
Un individu dont le domicile d'origine est hors de Chypre et qui acquiert, ou est sur le point d'acquérir, un domicile chypriote réputé peut choisir de prolonger le traitement Non-Dom pour une période de cinq ans, et peut le faire au maximum pour deux périodes consécutives de cinq ans, portant la fenêtre totale jusqu'à 27 ans. Le coût est un paiement unique de 250 000 € pour chaque période de cinq ans, soit l'équivalent annuel de 50 000 €, exigible à la fin du mois suivant le mois au cours duquel la demande est approuvée par le Commissaire aux impôts. Le choix est irrévocable et le paiement non remboursable. Le choix doit en général être effectué au plus tard le 30 juin de la première année de la période de cinq ans concernée.
La question de savoir si le choix se rentabilise dépend de la composition et du calendrier des revenus de dividendes et d'intérêts qui supporteraient autrement la SDC, dividendes et intérêts ordinaires supportant des taux différents, mesurés sur l'ensemble de chaque période de cinq ans. L'analyse relève de la conversation de structuration bien avant la dix-septième année, et pour une famille qui pense en décennies, l'existence de la prolongation, ses délais et son irrévocabilité devraient être intégrés au plan dès le début.
Une note de planification propre à ce corridor : l'exonération opère du côté chypriote du grand livre. Un dividende versé par une société israélienne à un résident chypriote supporte toujours la retenue israélienne au titre du droit interne israélien, généralement 25 %, ou 30 % pour un actionnaire substantiel, et comme aucun impôt sur le revenu chypriote ni SDC n'est prélevé sur le dividende, il n'existe pas de charge fiscale chypriote correspondante sur laquelle la retenue israélienne pourrait être imputée. La contribution GESY distincte ne modifie pas cette position. Lorsque des flux de dividendes israéliens significatifs sont attendus pour se poursuivre, la forme et le calendrier de ces flux devraient être réglés dans le cadre du travail préalable au départ, ce qui est précisément là où la coordination des conseils israéliens et chypriotes prend toute sa valeur.
La réforme de 2026 a relevé la tranche exonérée de 19 500 € à 22 000 € et a réinitialisé les tranches :
| Revenu imposable | Taux |
|---|---|
| Jusqu'à 22 000 € | 0 % |
| 22 001 € à 32 000 € | 20 % |
| 32 001 € à 42 000 € | 25 % |
| 42 001 € à 72 000 € | 30 % |
| Au-dessus de 72 000 € | 35 % |
La combinaison qui fonctionne pour la plupart des propriétaires qui déménagent est un salaire chypriote modéré dans les tranches inférieures aux côtés de revenus de dividendes Non-Dom. Lorsque le salaire est plus élevé, l'exonération au titre de l'Article 8(23A) de l'Income Tax Law entre fréquemment en jeu : 50 % de la rémunération d'un premier emploi exercé à Chypre est exonérée lorsque la rémunération annuelle dépasse 55 000 €, pour une période de 17 ans à compter du début, à condition que l'individu n'ait pas été résident fiscal chypriote pendant au moins 15 années fiscales consécutives immédiatement avant le début de cet emploi. L'allègement convient particulièrement bien aux fondateurs employés par leur propre société d'intérêts étrangers.
La plupart des entrepreneurs israéliens qui déménagent opèrent par le biais d'une société chypriote privée limitée par actions, que ce soit pour le conseil et les services, le logiciel et l'e-commerce, la détention de participations et de placements, la propriété intellectuelle, ou simplement en tant qu'entité employeuse qui ancre le propre permis du fondateur. À partir de 2026, ses bénéfices sont imposés à 15 %.
Sur la résidence, un volet fondé sur l'incorporation a été appliqué, traitant initialement une société constituée à Chypre comme résidente lorsqu'elle n'était pas résidente fiscale ailleurs. La réforme de 2026 a remanié la règle, de sorte que la constitution à Chypre établit désormais la résidence à moins qu'une convention de double imposition applicable n'attribue la résidence ailleurs. La gestion et le contrôle reste le concept qui compte en pratique, et dans ce corridor il compte principalement dans son image miroir israélienne, abordée ci-dessous.
L'incorporation passe par le Registrar of Companies sur la série standard de documents, le Memorandum and Articles of Association ainsi que les formulaires HE1 (déclaration statutaire), HE2 (siège social) et HE3 (dirigeants et secrétaire). Autour se placent les couches pratiques : l'approbation du nom, la structure de l'actionnariat et des dirigeants, l'enregistrement du bénéficiaire effectif (UBO), l'enregistrement fiscal et, le cas échéant, à la TVA, la banque ou un compte EMI, les dispositions comptables, et la paie lorsque du personnel est engagé. Lorsque la société emploiera son fondateur ou d'autres ressortissants de pays tiers, l'enregistrement auprès de la Business Facilitation Unit est intégré dès le départ, avec les preuves d'éligibilité et d'investissement décrites plus haut et les locaux physiques assemblés dans le cadre du projet d'incorporation plutôt qu'ajoutés après coup.
Lorsque Chypre est censée être la véritable juridiction d'exploitation et de gestion de la société, comme c'est le cas dans les structures que décrit ce guide, la société devrait être dirigée depuis Chypre dans les faits et non simplement y être constituée. Les éléments sont familiers mais méritent d'être énumérés car ensemble ils constituent la réponse à toute contestation ultérieure : un dirigeant résident chypriote ou une majorité du conseil résidente, des réunions du conseil convoquées et des décisions stratégiques prises sur l'île, de véritables locaux, des livres appropriés, une relation bancaire ou EMI chypriote fonctionnelle, des prestataires de services locaux, une rémunération pour le travail réellement effectué ici, et des contrats négociés, signés et exécutés depuis Chypre. Le dossier devrait démontrer affirmativement que le siège effectif de gestion a quitté Israël.
Le droit israélien traite une société gérée et contrôlée depuis Israël comme résidente israélienne où qu'elle soit constituée, et l'Israel Tax Authority a ces dernières années accordé une attention publique aux Israéliens opérant par le biais d'entités chypriotes. Ce développement ne présente pas de préoccupation pour une structure correctement dirigée. Une société avec un véritable bureau, un véritable conseil et une véritable prise de décision à Chypre, détenue par un actionnaire qui a réellement déménagé, est exactement ce que les règles des deux côtés envisagent. L'attention se porte sur les dispositifs où le déménagement n'a eu lieu que sur le papier, et la réponse appropriée est de bâtir et de documenter la structure correctement dès le départ.
L'enregistrement à la TVA est généralement obligatoire lorsque les livraisons taxables ont dépassé 15 600 € au cours des douze mois précédents, ou lorsqu'il existe des motifs raisonnables de s'attendre à ce qu'elles dépassent ce chiffre dans les trente jours suivants, et des obligations d'enregistrement distinctes peuvent naître pour des acquisitions intra-UE, des services et des transactions d'autoliquidation déterminés. Le taux standard est de 19 %. Les entreprises de services transfrontaliers respecteront aussi le cadre européen du lieu de prestation, la déclaration VIES et l'autoliquidation.
Les services fournis à des clients professionnels en Israël se situent, en règle générale, hors du champ de la TVA chypriote au titre de la règle générale du lieu de prestation pour les services d'entreprise à entreprise, bien que chaque flux de revenus devrait être cartographié une fois plutôt que présumé.
Chypre maintient l'un des réseaux conventionnels les plus larges de la région, et Israël a des conventions avec quelque soixante États, pourtant les deux pays n'ont pas à ce jour conclu de convention l'un avec l'autre, et aucune telle convention n'a été signée ni ratifiée. Comme le point est parfois mal rapporté dans des documents informels en ligne, il vaut la peine de le consigner clairement : aucune convention de double imposition entre Chypre et Israël n'est en vigueur, et la planification procède sur le droit interne de chaque État.
Énoncées calmement, les conséquences pratiques sont au nombre de quatre, et chacune a une réponse praticable :
Chypre elle-même ajoute peu de friction au tableau, puisqu'elle ne retient rien sur les dividendes et intérêts sortants ordinaires, les règles anti-abus ciblées concernant certains paiements à des entités liées situées dans des juridictions figurant sur la liste noire de l'UE ou à faible fiscalité mises à part. Si une convention est finalement conclue, elle pourrait réduire des retenues déterminées et introduire des mécanismes de départage de résidence et de règlement des différends, bien que cela dépende entièrement de ses termes définitifs. D'ici là, le plan est bâti sur le droit tel qu'il existe, qui accommode cette relocalisation confortablement.
| Calendrier | Action |
|---|---|
| Six à trois mois avant le déménagement | Examen du départ israélien et de l'impôt de sortie, y compris l'évaluation de la Section 100A, choix de la voie de permis chypriote, décision sur la société chypriote |
| Quatre à deux mois avant le déménagement | Logement chypriote sécurisé, dossier de la Business Facilitation Unit préparé lorsque la voie de l'emploi est choisie, y compris les preuves d'éligibilité et d'investissement et les locaux, notifications israéliennes et examens de contrats programmés |
| Deux derniers mois | Incorporation de la société, banque et documents de demande de permis finalisés |
| À l'arrivée à Chypre | Logement installé, demande de permis déposée dans le délai applicable, en tout état de cause avant l'expiration du séjour sans visa de 90 jours |
| Pendant la première année fiscale chypriote | Journal des jours tenu à la fois pour les règles chypriotes et les présomptions israéliennes, enregistrement fiscal et confirmation Non-Dom une fois la base de résidence établie |
| Année de départ et les années suivantes | Déclaration de l'année de départ israélienne et toute déclaration de résidence déposées, les preuves pluriannuelles du centre de vie hors d'Israël tenues à jour |
| En continu | Renouvellements de permis et preuves de conformité périodiques, déclarations, paie, TVA et dossier de substance maintenus par routine |
Les erreurs les plus courantes sont familières et évitables :
Notre équipe de relocalisation, fiscale et corporate gère le volet chypriote de bout en bout et se coordonne avec vos conseillers fiscaux israéliens afin que le départ, la position de l'impôt de sortie et le calendrier chypriote s'imbriquent en un seul plan. Contactez-nous pour commencer votre planification.
Notre équipe de relocalisation, fiscale et corporate gère le volet chypriote du déménagement de bout en bout :
Du côté israélien, nous nous coordonnons avec les conseillers fiscaux israéliens du client afin que la rupture de résidence, la position de l'impôt de sortie et les déclarations de départ s'imbriquent avec le calendrier chypriote.
Une relocalisation israélienne vers Chypre en 2026 peut être un déménagement particulièrement attrayant pour un propriétaire d'entreprise de la région : un taux de société de 15 %, le régime Non-Dom avec son horizon nouvellement prolongeable, une exonération des valeurs mobilières, des voies de résidence établies pour les ressortissants de pays tiers, et tout cela à environ une heure de chez soi. L'absence de convention signifie que l'analyse s'appuie plus lourdement sur les règles internes de chaque juridiction, ce qui rend l'enchaînement et la coordination particulièrement importants. En pratique, cela signifie veiller à ce que la résidence fiscale israélienne soit correctement traitée, à ce que la position de l'impôt de sortie soit évaluée avant le départ, à ce que la voie d'immigration corresponde à l'activité envisagée, et à ce que toute distribution ou restructuration soit mise en œuvre selon la séquence établie par l'examen préalable au départ. Structurée de cette manière, la relocalisation est à la fois praticable et efficace, tout en permettant à la famille de bénéficier de la qualité de vie de Chypre. Contactez-nous pour organiser une consultation avec notre équipe de relocalisation.
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Les réformes roumaines de 2026 ont relevé à 16 % l'impôt sur les dividendes et les plus-values, tandis que Chypre laisse les dividendes Non-Dom entièrement hors du champ de la Contribution Spéciale de Défense. Ce guide cartographie l'ensemble du parcours de la Roumanie vers Chypre pour 2026 : résidence fiscale, ANAF, le Yellow Slip, le statut Non-Dom, la règle des 60 jours et la structuration d'entreprise.

Déménager d'Espagne à Chypre nécessite une planification coordonnée dans les deux pays. Ce guide couvre l'examen de la résidence fiscale espagnole, l'impôt de sortie, le Yellow Slip, le statut Non-Dom à Chypre, la règle des 60 jours et la structuration d'entreprise chypriote pour les particuliers et les entrepreneurs en 2026.

Malte était un choix délibéré ; le déménagement à Chypre l'est aussi. Ce guide couvre la rupture de la résidence ordinaire maltaise, le risque de domicile de choix, la désinscription, le Yellow Slip, le statut Non-Dom à Chypre, la règle révisée des 60 jours et la structuration d'entreprise chypriote en 2026.
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